C’est dans deux jours que six équipages quitteront Nouméa pour s’élancer dans une aventure qui promet d’être forte en émotion ! Organisée par le Cercle Nautique Calédonien (CNC) en partenariat avec le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, la première édition de la Corail 600 promet une semaine intense, aussi bien en mer qu’à terre.

Du 13 au 19 juin, cette nouvelle course au large de 600 milles emmènera les navigateurs au cœur du parc naturel de la mer de Corail, l’un des plus vastes espaces maritimes protégés de la planète. Une épreuve exigeante qui s’accompagne d’une semaine entière d’animations destinées à faire découvrir au public les richesses naturelles de ce joyaux océanique.

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Une semaine au rythme du Parc

Si le départ de la course sera donné samedi à 16h depuis la Baie des Citrons, les festivités se poursuivront dès le lendemain au Yacht Club du CNC avec l’ouverture du village de la course. Le dimanche 14 juin, le public pourra profiter d’une journée portes ouvertes consacrée au parc naturel de la mer de Corail. Expositions, réalité virtuelle, rencontres avec les partenaires du Parc, conférences, ateliers artistiques, spectacles, animations musicales ou encore visites de l’Amborella rythmeront cette journée familiale.

La semaine se poursuivra ensuite avec une programmation quotidienne dense ! Les matinées seront consacrées aux plus jeunes avec des ateliers scientifiques, artistiques et nautiques. Chaque soir, projections, conférences et échanges permettront au public d’en apprendre encore plus sur les écosystèmes du Parc, ses espèces emblématiques et les programmes scientifiques qui y sont menés. Et tous les soirs à 19h, la salle du Trois Mâts accueillera le traditionnel point de course. L’occasion de suivre l’évolution des équipages en temps réel et de revivre les temps forts de la journée.

« Toute la semaine sera très vivante, à 100 % dans le Parc naturel de la mer de Corail » – Manuel Ducrocq, chef du Service du Parc naturel de la mer de Corail

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Et à la fin, on veut qu’il en reste six !

Pour cette première édition, six bateaux relèvent le défi :

  • BCI – Brer Fox
  • Guilty Pleasure – Epureau – Speed Marine
  • BNC – My::NET Léon
  • Poulpito
  • Xanax
  • Team Groupama Serendipity

Tous savent que la Corail 600 n’a rien de la simple régate côtière du mercredi. Classée en catégorie 2, elle se situe un niveau au-dessus de la Groupama Race, classée catégorie 3. Sur une échelle allant jusqu’à la catégorie 0 (comme le Vendée Globe), la Corail 600 représente déjà un gros défi. Pour participer, les équipages doivent répondre à des critères stricts de qualification et de sécurité. Une partie de l’équipage doit notamment avoir participé récemment à une course de catégorie 3 et être titulaire des formations World Sailing liées à la survie en mer. L’état d’esprit des concurrents est d’ailleurs unanime : finir la course c’est bien, en un morceau c’est mieux ! 

« Notre objectif est surtout d’arriver en entier et avec des voiles en état ! » – BNC My::NET – Léon

Même prudence du côté de Poulpito : « Notre objectif est de ramener l’équipage en un seul morceau, avec le moins de casse possible. Nous aimerions aussi beaucoup réussir à passer les étapes en plein jour pour pouvoir en profiter ! ». Pour l’équipage de Xanax, déjà heureux d’être au départ, le défi est avant tout humain : « Notre challenge premier à nous c’était déjà d’être présents sur la ligne de départ. Maintenant ce que je veux surtout c’est ne pas dégoûter mes jeunes de la mer ! ».

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Un parcours au cœur des trésors du Pacifique

La Corail 600 a été imaginée comme une odyssée maritime à travers certains des sites les plus remarquables du parc naturel de la mer de Corail. Après le départ donné par l’Amborella, navire du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, les concurrents mettront le cap vers la réserve naturelle de la ride de Norfolk et le mont sous-marin Antigonia, avant de rejoindre le banc Ellet et le banc de l’Orne sur la ride des Loyauté. Le parcours les conduira ensuite à proximité de Maré puis de la réserve naturelle de l’île de Walpole. Initialement prévue, l’étape de l’île des Pins a finalement été retirée du parcours pour des raisons de sécurité. Les navigateurs évolueront également à proximité de plusieurs zones protégées, dont certaines zones du Grand Lagon Sud, la réserve intégrale Merlet ou encore le récif Durand, qui constituent des secteurs d’exclusion.

Au-delà de la performance sportive, le parcours traverse des espaces particulièrement riches en biodiversité. Baleines à bosseoiseaux marinstortues et grands prédateurs océaniques font partie des espèces susceptibles d’accompagner les équipages au cours de leur périple… Alors, qui aura la chance de croiser une baleine sur sa route ?

Corail 600
Un parcours qui promet de s’en mettre plein les yeux © Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie

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La pluie et pas de beau temps

Si la distance de 600 milles pourrait théoriquement être parcourue en quatre jours dans des conditions favorables, les prévisions météorologiques annoncent un tout autre scénario. Vent, pluie et houle devraient accompagner les marinsdurant une grande partie du week-end et du début de semaine prochaine. Des conditions qui risquent de provoquer quelques maux de mer et d’augmenter les risques de casse. La sécurité reste d’ailleurs la priorité absolue des organisateurs. Entre les balises de suivi, les moyens de communication embarqués, les procédures de détresse et la coordination avec les centres de secours (COSS), tout a été prévu pour permettre aux concurrents d’évoluer dans les meilleures conditions possibles malgré leur éloignement des côtes.

Corail 600
Ils n’auront malheureusement pas la même météo… © Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie

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Une course que l’on reverra !

Au-delà de cette première édition, le CNC affiche déjà ses ambitions. La Corail 600 a vocation à devenir un rendez-vous régulier du calendrier nautique calédonien, complémentaire de la Groupama Race mais avec une identité propre, davantage tournée vers le large et l’engagement océanique.

« On souhaite sincèrement ancrer cette course en complément de la Groupama Race qui a lieu tous les deux ans. Dans le futur, on souhaiterait également ouvrir cette course à nos voisins Australiens et Néo-Zélandais » – Mathieu Landrieu, président du Cercle Nautique Calédonien

Pour les six équipages qui s’élanceront samedi après-midi, l’heure n’est toutefois pas encore aux projections. D’ici quelques jours, après plusieurs centaines de milles dans le Pacifique, le challenge sera commun : celui de franchir la ligne d’arrivée à Nouméa et avec suffisamment d’énergie pour nous raconter l’aventure !

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